VIEILLISSEMENT ET TISSU MUSCULAIRE SQUELETTIQUE
Interactions avec l’activité physique. Dr Ruddy Richard. Un article de la revue Cardio&Sport - Décembre 2010. Mise à jour août 2015.
Le vieillissement est un processus irréversible et progressif de déclin de l’ensemble des fonctions vitales qui résulte de facteurs génétiques mais aussi stochastiques*. Cet article se concentre sur le devenir du muscle âgé et sur les interactions entre vieillissement et activité physique.
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> Introduction
De multiples théories ont été développées
pour expliquer les mécanismes
du vieillissement et plusieurs
points communs ressortent de ces
différentes théories : altération de
systèmes redondants, accumulation
de lésions cellulaires, incapacité
de réparation, le tout conduisant à
une diminution de la viabilité. Ces
phénomènes sont d’autant plus
marqués qu’ils affectent des tissus
post-mitotiques*, c’est-à-dire des
tissus qui ont globalement perdu
la capacité de régénération. Les
principaux mécanismes lésionnels
évoqués sont : la production de radicaux
libres*, les altérations de la
signalisation hormonale, l’horloge
cellulaire du processus de dégénérescence
(télomères*) et l’entropie*
des systèmes (1, 2).
Dans ce contexte, il est particulièrement
intéressant de regarder
le devenir du muscle du sujet âgé
puisqu’il s’agit d’un tissu mature
ayant perdu pour partie sa capacité
naturelle de renouvellement (tissu
post-mitotique) et qui est exposé
à des débits d’oxygène très importants
en particulier lors de la réalisation
d’une activité physique (source
de production d’un stress oxydant).
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Le vieillissement est un processus
continu de la naissance à la mort.
Néanmoins dans le cadre de cet
article, les mécanismes décrits seront
surtout sensibles après 60 ans,
d’une part devant l’apparition d’une
amyotrophie significative et d’autre
part par l’augmentation de la fréquence
des altérations cellulaires.
> La sarcopénie du vieillissement
La sarcopénie a été définie initialement
comme étant une diminution
de la masse musculaire liée à l’âge
(du grec sarx pour chair et penia
pour manque). Aujourd’hui sa définition
a évolué et il lui est accordé
un sens plus large qui regroupe la
notion de masse, de force et de qualité
musculaire.
La documentation bibliographique
concernant la fonte musculaire et la
diminution de force est abondante
et relativement bien connue (3-5),
pour autant les aspects plus qualitatifs
sont moins documentés et
l’interaction avec l’activité physique
(plus particulièrement les caractéristiques
métaboliques du muscle)
moins précise.
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