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RÉADAPTATION CARDIAQUE : QUOI DE NEUF CES 10 DERNIÈRES ANNÉES

RÉADAPTATION CARDIAQUE : QUOI DE NEUF CES 10 DERNIÈRES ANNÉES

Un article de la revue Cardio&Sport N°40 - Septembre 2014. Mise à jour février 2019.

Les 10 dernières années ont été marquées par des évolutions en réadaptation cardiaque permettant d’élargir les indications des différents programmes et d’en préciser les modalités. Actuellement, les centres de réadaptation accueillent les patients après une chirurgie cardiaque ou vasculaire, mais aussi au décours d’un événement coronaire ou d’une poussée d’insuffisance cardiaque. On peut toutefois déplorer qu’une forte proportion de coronariens et d’insuffisants cardiaques stables ne bénéficient pas de ces programmes malgré des recommandations nationales et internationales de haut grade. Dr Jean-Yves Tabet1, Dr Philippe Meurin

Postopératoire de
chirurgie cardiaque

Les progrès observés concernent essentiellement la prise en charge postopératoire des valvulopathies.

Plastie mitrale

Vis-à-vis de la reprise de l’activité physique, une certaine réticence a longtemps été observée. La réadaptation est pourtant importante dans la mesure où les patients, souvent jeunes, sont opérés de plus en plus tôt alors qu’ils sont asymptomatiques, et aussi du fait que sans réadaptation, les patients n’améliorent pas leur capacité à l’effort (1). La sécurité et l’efficacité des programmes de réadaptation actuels dans cette indication sont maintenant bien prouvées (2).

Les TA VI

Les prothèses aortiques implantées par voie percutanée permettent de corriger les valvulopathies aortiques chez les patients très âgés ou à haut risque opératoire. Une admission en réadaptation cardiaque est le plus souvent nécessaire au décours de la procédure afin de redonner une autonomie à ces patients fragiles et de prendre en charge leurs comorbidités (3).
 

Chirurgie de l’aorte ascendante post-dissection aortique

Les patients opérés d’un remplacement de l’aorte ascendante au décours d’une dissection aortique de type I représentent une population à haut risque : c’est pourquoi la faisabilité d’une reprise précoce de l’exercice physique chez ces patients a fait l’objet d’un registre prospectif. Une réadaptation conventionnelle leur a été proposée avec pratique d’exercices à faible intensité et contrôle strict de la pression artérielle afin de ne pas dépasser une PAS de 160 mmHg pendant l’effort. Le suivi de ces patients a été satisfaisant, et 10 des 19 patients qui étaient en activité avant l’intervention chirurgicale ont pu reprendre leur travail dans l’année (4).

Gestion des épanchements
péricardiques

Les épanchements péricardiques constituent l’une des principales complications après chirurgie cardiaque. Le risque majeur est l’évolution vers la tamponnade, qui survient souvent quand le patient est adressé en réadaptation cardiaque. Une étude prospective randomisée récente a montré que les AINS étaient inefficaces pour réduire la taille de ces épanchements et diminuer le risque d’évolution vers la tamponnade (5). Les épanchements limités ne sont pas une contre-indication à la réalisation d’un programme de ré-entraînement physique.

 

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