La poursuite des activités physiques et sportives ( A.P.S. ) après réadaptation est nécessaire.Les activités souhaitables sont de type endurance, du fait de conditions hémodynamiques favorables : baisse des résistances périphériques et faible élévation tensionnelle.
Dr Jean Michel Chevalier
Service de Cardiologie, H.I.A. Robert Picqué, BORDEAUX Armées.
Mise à jour 28-04-08
Par ailleurs elles ont montré leurs effets positifs sur la T.A., la F.C., la variabilité fréquentielle et le taux de catécholamines circulantes. Au niveau myocardique, s'y associe une moindre consommation d'oxygène; le développement des fibres de type aérobie ( I ) avec majoration du pouvoir oxydatif des mitochondries.
Toutefois les activités de type résistance peuvent être pratiquées ; de préférence avec des charges ne dépassant pas 30% de la puissance maximale tolérée ( P.M.T. ).
La plupart des A.P.S. , comme les activités de la vie courante, comprennent une succession de phases d'endurance et de résistance, servant de base à la classification de MITCHELL.
Elle permet de situer les activités physiques en fonction de leur composante statique ( I ; II ; III ) et dynamique ( A ; B ; C ) et donc de conseiller ou non leur pratique.
Cela ne doit pas faire oublier les réalités de " terrain " : contraintes d'environnement ( température ; degré hygrométrique ; altitude ; plongée ; pollution...) ; compétition ou esprit de compétition avec élévation des catécholamines; spécificité de l'entraînement ( intensité; volume; fréquence ).
A partir d'une épreuve d'effort avec analyse des échanges gazeux permettant la détermination des seuils ventilatoires (S.V. 1 ; S.V. 2 ), des séances d'entraînement peuvent être élaborées, avec exercices de type rectangulaire ou en créneaux ( S.W.E.E.T. ).
La programmation de l'entraînement peut se faire de façon " standard " : nombre de séances
(2 à 3 / semaine) ; durée (20 à 60 min) ; horaires (fonction des prises médicamenteuses ); intensité d'effort ; ce avec deux impératifs : sécurité et efficacité.
La programmation personnalisée intègre, outre d'éventuelles limites cardiovasculaires
( seuil ischémique ; troubles du rythme ; fonction ventriculaire gauche ; profil tensionnel ),
d'autres limites organiques ( ventilatoire ; orthopédique...), la culture du patient et son environnement ( familial ; lieu d'habitation )
L'observance sera le résultat de cette démarche, en se rappelant les causes d 'arrêt les plus fréquentes rapportées par les sujets : les activités professionnelles (50%) ; la famille (30%) ;
les amis (30%) ; les limitations locomotrices (20%) ; le manque d'installation sportive (10%).
CONCLUSIONS :
Au terme d'une réadaptation bien conduite, avec éducation et évaluation, la reprise d'activités physiques personnalisées permettra à chaque coronarien de vivre pleinement tout en intervenant favorablement sur le cours de sa maladie.