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Un projet motivant
Rêve d’enfant inassouvi, crise de la
quarantaine, envie de changer de la
routine, nouveau challenge sportif ;
peu importe les motivations de chacun,
certains adhèrent avec enthousiasme
au projet.
Rapidement, celui-ci prend forme,
la logistique locale orchestrée de
main de maître par P. Canu de Sallanches
se mettant en place : coordination
des venues de chacun,
réservation du gîte “Tupilak–les
Méandres” sur la commune des
Houches qui sera “notre camp de
base” durant les 3 jours de préparation
locale précédant l’ascension,
réservation et location du matériel
nécessaire à l’ascension chez
“Snell”, la référence locale des sports
de montagne, réservation des places
au refuge du Gouter, réservation auprès
des guides de la compagnie de
Chamonix ; bref, une organisation
all inclusive.
Après réflexion, la période retenue
pour l’ascension par les “organisateurs”
(en l’occurrence Philippe
Canu, Aude Girard Giraud, Jean-
Philippe Mathieu, Jean-Pierre Herry,
Jean-Louis Bussière, Catherine
Lebrun, Vuhtik Pahn) s’étalera sur
2 jours soit les 21 et 22 juin 2010 ;
eh oui, il faut déjà réserver la date
bien à l’avance pour un sommet
tenté chaque année par plusieurs
milliers de candidats, 1 sur 2 environ
réussissant à atteindre le “graal”,
sous réserve d’y avoir rencontré des
conditions météorologiques favorables,
celles-ci conditionnant en
grande partie la réussite de la course
qui reste certes longue mais techniquement
“peu difficile” en situation
normale.
Cette période est censée correspondre
au tout début de la saison
d’alpinisme estival, l’affluence touristique
ne bat pas encore son plein,
et l’été est sensé s’installer, a priori…
La voie normale ou voie des Cristaliers
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ou voie Royale est retenue (par
le Gouter et l’arête des bosses). Elle
est réputée comme la moins délicate,
en tout cas pas la moins dangereuse !
La préparation de rigueur
Bien joli d’aller voir là haut à quoi
l’Europe ressemble, encore faut–il
au préalable avoir affiné sa condition
physique, élément indispensable
avant d’envisager ce type
d’aventure, le VO2max à 4 800 m
d’altitude étant à 60-70 % de celle
mesurée au niveau de la mer.
Chacun ira donc de ses habitudes
de pratique, pas nécessairement
en préparation en haute montagne
à part les locaux qui, dans leur jardin,
iront faire un petit “4 000”, une
semaine avant au Grand Paradis, les
autres affinant leur préparation foncière
par du ski, du cyclisme, de la
course à pied, du trail, histoire aussi
de préparer pour certains l’UTMB
2010…
Nous sommes finalement 13 médecins
à tenter l’aventure accompagnés
pour les moins expérimentés
d’entre nous par 5 guides de haute
montagne ; il faut souligner leurs
qualités physiques, techniques et
mentales, s’agissant véritablement
de vrais sportifs de haut niveau,
ayant une formation complète dans
beaucoup de domaines, étant capables
également de jauger le profil
physique et psychologique d’une
cordée, et d’adapter ainsi le rythme
de l’ascension à celle-ci, quitte à rebrousser
chemin au moindre doute
quant à l’intégrité physique ou
psychologique d’un client. L’ENSA
(école nationale de ski-alpinisme
de Chamonix) forme vraiment de
véritables professionnels de la montagne.
Comme tout est bien pensé, on nous
remet également une liste complète
et impressionnante du matériel individuel
à préparer : fini les chaussures
en cuir graissé, le Knikers ...
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