La pratique sportive est-elle compatible avec cette pathologie ? Un dossier de la revue Cardio&Sport N°37 - Novembre 2013. Mise à jour janvier 2018.
SOMMAIRE
Dossier coordonné par le Pr François Carré
(Hôpital Pontchaillou, Rennes)
1 Les différents types d’anévrismes de l’aorte thoracique ascendante :
description et physiopathologie
Dr Jean-Yves Tabet (Hôpital Lariboisière, Paris ; Les Grands Prés, Centre de réadaptation
cardiaque de la Brie, Villeneuve-Saint-Denis ; Institut Jacques Cartier, Massy)
2 Dilatations aortiques et sport : quelle conduite adopter ?
Drs Guillaume Jondeau, Delphine Détaint, Olivier Milleron (Hôpital Bichat, Paris)
3 Un coeur d’athlète peut-il expliquer une aorte ascendante dilatée ?
Pr François Carré (Hôpital Pontchaillou, Rennes)
INTRODUCTION
Il n’est pas rare, lors d’un bilan échocardiographique, qu’il
soit systématique ou diagnostique, devant un souffle, un
symptôme, une autre anomalie ou un dépistage familial,
d’observer une dilatation de l’aorte.
Celle-ci est en général asymptomatique, mais elle peut
se révéler bruyamment par une dissection ou une rupture
mortelle qui est rapportée dans 3 à 5 % des cas, selon les
études, comme cause de mort subite de l’athlète.
Qu’elle complique une anomalie congénitale comme la
bicuspidie, une maladie génétique comme le Marfan, ou
qu’elle paraisse “isolée”, il est classique de dire que dilatation
de l’aorte et pratique sportive ne font pas bon ménage.
Les recommandations à notre disposition, surtout celles
d’Amérique du Nord, sont d’ailleurs assez restrictives vis-à-vis
de la pratique sportive que l’aorte soit, ou non, opérée.
Les indications de ces opérations, fondées sur le diamètre
aortique, ont d’ailleurs récemment évolué.
Ce dossier propose de faire le point, d’abord sur les différents
types d’anévrismes de l’aorte et leur traitement,
et ensuite sur ce qui paraît acceptable aujourd’hui pour la
pratique sportive en cas de dilatation de l’aorte et sur la
morphologie de l’aorte chez l’athlète.
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1. Les différents types Rappels anatomiques
L’aorte est divisée en quatre segments : Physiopathologie
Les anévrismes de l’aorte ascendante |
syndrome de Marfan, ce qui entraîne lisses.
Une atteinte primitive de la cellule
Étiologies
Forme syndromique :
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