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BISCUPIDIE AORTIQUE ET SPORT

BISCUPIDIE AORTIQUE ET SPORT

Une valvulopathie pas anodine. Pr François Carré, revue Cardio&Sport N°36 - Septembre 2013. Mise à jour juin 2017.

 

Introduction

La bicuspidie aortique (BAo) est la malformation cardiaque congénitale de loin la plus fréquente dans la population générale et sa prévalence est comprise entre 0,5 et 2 % (1). De même, la BAo est la cause la plus fréquente de pathologies valvulaires, sténose ou fuite, du sujet de moins de 50 ans. La BAo est la conséquence d’altérations complexes impliquant plusieurs gènes responsables du développement de l’aorte et du myocarde (1, 2). Elle est souvent associée à d’autres pathologies congénitales et/ ou génétiques comme anomalies de naissance et trajet des coronaires, coarctation de l’aorte, maladie de Marfan (2, 3). Devant une BAo, le pronostic, l’attitude thérapeutique et l’autorisation de la pratique sportive sont dictés par ses complications évolutives variées et fréquentes.
Pr François Carré*

Prévalence et diagnostic d’une bicuspidie aortique chez le sportif

La prévalence de la BAo chez les sportifs de compétition (2,5 %) est sans surprise voisine de celle de la population générale et touche aussi préférentiellement les hommes (ratio de 3 hommes pour 1 femme) (1, 2). Sa découverte est souvent fortuite lors d’un échocardiogramme systématique car la BAo isolée est le plus souvent cliniquement silencieuse (4, 5). Elle se fait parfois devant une anomalie auscultatoire, parfois un click éjectionnel apical non spécifique de la pathologie et plus souvent un souffle systolique et/ou diastolique révélateur d’une complication évolutive, sténose (plus fréquente après 40 ans) plus que coarctation de l’aorte et/ou fuite aortique (surtout chez les jeunes). La BAo peut aussi se compliquer d’autres pathologies, anévrysme, dilatation, dissection aortique ou endocardite, plus ou moins bruyantes cliniquement. 

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