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UNE FRÉQUENCE CARDIAQUE QUI BAISSE À L'EFFORT

UNE FRÉQUENCE CARDIAQUE QUI BAISSE À L'EFFORT

Maladie de Lyme. Un article de la revue Cardio&Sport N°31 - Mai 2012. Mise à jour octobre 2016.

Introduction
 

Un homme de 55 ans, pratiquant régulièrement le triathlon de longue date, le trail et des sports de montagne, consulte les urgences pour une symptomatologie thoracique atypique avec douleurs et sensation de jambes coupées. Malgré des examens normaux, les symptômes réapparaissent quelques semaines plus tard.
Dr Stéphane Doutreleau*

 

Le patient
Un homme de 55 ans, garde forestier,
pratique le triathlon de longue date,
le trail et des sports de montagne.
Son volume d’entraînement est estimé
entre 8 et 10 heures par semaine
depuis plus de 20 ans. Il pratique régulièrement
la compétition. Son seul
antécédent est une épilepsie de type
grand mal stable, sans crise depuis
plus de 30 ans. Il est traité par du
phénobarbital et du lévétiracétam.

Les premières investigations
Une symptomatologie thoracique
atypique :
En août 2010, à plusieurs reprises
lors de séances d’entraînement en
course à pied, il ressent une symptomatologie
thoracique atypique, parfois
décrite comme des douleurs,
associée à une sensation de jambes
coupées.

Des examens normaux :Les symptômes inquiètent suffisamment
le patient pour qu’il se rende
aux urgences où le bilan biologique
est normal, ainsi que l’ECG de repos.
Compte tenu de sa pratique
sportive intense, une coronarographie
est réalisée mais ne retrouve
qu’un athérome coronaire, avec une
plaque à l’origine de l’IVA proximale

 

 

et une sténose à 40 % de la première
diagonale. L’échographie et l’IRM
cardiaque sont dans les limites de
la normale pour un sportif d’endurance
avec un aspect de coeur d’athlète
(dilatation modérée et harmonieuse
des 4 cavités cardiaques).
Le traitement
Il est traité par de l’acide acétylsalicylique
et une statine (LDL à 1,3 g/l), et
diminue sa charge d’entraînement.
La symptomatologie disparaît.
Le bilan d’aptitude à la reprise
des activités sportives
Nous le voyons en décembre 2010
pour bilan d’aptitude à la reprise
du triathlon. Il est alors asymptomatique.
Ses ECG de repos et
d’effort sont normaux (Fig. 1) et ses
performances sur vélo sont bonnes

avec un pic de VO2 à 51 ml/min/kg
pour une puissance développée de
290 W (après 3 mois de repos) et
une fréquence cardiaque maximale
(FC max) à 158/min. Il est donc
autorisé à la reprise de son activité
sportive sous traitement et avec,
bien sûr, des conseils sur sa pratique,
compte tenu de l’athérome
coronarien.

 

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