Aller au contenu principal

CONDUITE A TENIR DEVANT DES PALPITATIONS A L'EFFORT

CONDUITE A TENIR DEVANT DES PALPITATIONS A L'EFFORT

Dr Jean-Michel Guy, revue Cardio&Sport N°36 - Septembre 2013. Mise à jour juin 2017.


Les palpitations représentent un symptôme cardiaque très fréquemment rencontré en consultation de cardiologie. Elles sont source de grande inquiétude pour le sportif et ne doivent en aucun cas être banalisées même si dans la plupart des cas elles se révèlent bénignes après bilan. N’oublions pas que les sportifs sont souvent avares de symptômes !Les palpitations représentent un symptôme cardiaque très fréquemment rencontré en consultation de cardiologie.
Elles sont source de grande inquiétude pour le sportif et ne doivent en aucun cas être banalisées même si dans la plupart des cas elles se révèlent bénignes après bilan. N’oublions pas que les sportifs sont souvent avares de symptômes !

 

 

Introduction
L’interrogatoire reste un moment de
valeur qui, avec les quatre examens
clés que forment l’ECG de repos,
l’échographie cardiaque, l’épreuve
d’effort et le Holter ECG, permettra de
décider éventuellement d’examens
complémentaires. L’objectif de ce
bilan étant d’éliminer une pathologie
cardiaque méconnue mettant en jeu la
vie du sujet lors de la pratique sportive
ou même au cours de la vie sans effort !

La prévalence
L’augmentation de la prévalence
des arythmies chez le sportif par
rapport à la population sédentaire
est controversée. Les extrasystoles
supraventriculaires seraient plus
fréquentes ainsi que le passage en
arythmie par fibrillation atriale chez
les vétérans possédant un important
passé de sportif d’endurance. Il s’agit
essentiellement de fibrillation vagale
dont la fréquence est multipliée par
3 par rapport aux sédentaires de
même âge (1-3). Cependant il n’est
jamais normal d’observer un trouble
du rythme chez un sportif quel que
soit son niveau. Enfin, l’effort, de par
la survenue de perturbations électrolytiques,
neuro-hormonales et fonctionnelles
myocardiques, favorise
l’instabilité électrique d’un foyer potentiellement
arythmogène et donc
peut révéler une cardiopathie.

L’interrogatoire
L’interrogatoire permet de préciser
les caractéristiques de ces “palpita-
tions” et de nombreuses questions
doivent être posées.

 
Recherche d’antécédents
Il faudra comme toujours chercher
un antécédent cardiovasculaire,

 

la notion de mort subite et de cardiopathie
chez un parent jeune
(< 50 ans).

Recherche de sensations de
palpitations

Des sensations de coeur plus rapide,
ou qui “tape” plus fort, de simples
“ratés” ou de véritables crises plus
ou moins prolongées, les “palpitations”,
sont décrites d’une façon très
personnelle, parfois très imagée par
le patient. La fréquence des symptômes,
la répétition, l’ancienneté,
devront être précisées, ainsi que la
régularité ou l’irrégularité du rythme,
le mode de début et de fin de crises.
Le contexte de survenue est aussi
riche en informations : existe-t-il
aussi des palpitations au repos ? Juste
à l’arrêt de l’effort ? Le déclenchement
à l’effort apparaît après combien
de temps d’exercice ? Pour quel
type d’exercice ? A l’entraînement ?
Uniquement en compétition ? Des
conditions environnementales de
déclenchement sont à rechercher.
L’analyse des modalités, des données
qualitatives et quantitatives de l’entraînement
peuvent être utiles.

Recherche de facteurs
déclenchants

Rechercher un facteur déclenchant
en plus de l’effort est à formaliser
en s’informant sur la prise d’excitants
(tabac, café, thé…), prise de
traitements médicamenteux (bétamimétiques..)
ou produits dopants,
de l’état psychologique, d’un reflux
gastro-oesophagien, d’un épisode
infectieux viral et d’une éventuelle
hyperthyroïdie.

 

> Lire la suite (PDF)

 

Articles reliés