L’objectif de cet article est, certes de repréciser l’intérêt de l’utilisation de la fréquence cardiaque en tant que reflet fidèle et fiable de l’intensité de l’activité physique exercée mais aussi, de définir les modalités pratiques d’utilisation du cardiofréquencemètre (CFM)...
L’objectif de cet article est, certes de repréc iser l’intérêt de l’ut ilisation de la fréquence
cardiaque en tant que reflet fidèle et fiable de l’intensité de l’activité physique exercée mais
aussi , de définir les modalités pratiques d’utilisation du ca rdiofréquencemètre (CFM) d’une
part chez le sportif d’endurance, mais auss i chez les patients en mal d’activité physique ;
enfin, de guider le médecin et l’ut ilisateur dans le bon choix du modèle le p lus approprié en
fonction de l’objectif visé.
Mots-clés : cardiofréquencemèt re, entraînement, sportif, fréquence cardiaque, VO 2max, étalonnage, performances
La pratique d’une ac tivité physique programm ée et encadrée es t actue llement le théâtre
d’un véritable engouement, surtout depuis qu’il a été scientifiquement prouvé que
l’exercice régulièrement pratiqué permettait d’obtenir un véri table "passeport santé", ce
bénéfice est réel en prévention primaire et secondaire pour tout patient insuffisant
cardiaque ,coronarien ,hypertendu mais aussi chez les diabétiques ,pour les
syndromes métaboliques ,les patients pléthoriques et plus généralement pour toute
personne sédentaire ce qui élargit considérablement le nombre potentiel de candidats à
un programme d’activité physique personnalisé .
Les techniques d’entraînement dans le domaine des activités physiques et/ou
sportives dites « d’endurance » ont considérablement progre ssé ces deux dernières
décennies.
D’une approche ap proximative, basée s ur les "sensations", nous som mes
passés au stade d’une planificat ion d’entraînement plus pers onnalisée, plus rationnelle et
plus efficace et ce, en grande partie grâce à la possibilité de surveiller précisément
l’intensité de l’activité physique par l’utilisation d’un cardiofréquencemètre.
Ce suivi de l’intensité des s éances d’entraînement, par le « monitoring » de la fréquence
cardiaque (FC), marque une av ancée considérable dans le contrôle physiologique de
l’adaptation de l’être humain à l’effort pour cette raison, on peut effectivement parler d’une
approche "scientifique" de l’entra înement, qui est à comparer avec l’empirisme des
méthodes utilisées auparavant.
Ce progrès dans la gestion de la pratique régulière d’une activité physique et/ou sportive a
indiscutablement joué un rôle dans le véritable engouement actuel pour la pratique de
ces disciplines sportives "de masse" que sont la course à pied, le cyclisme et le
cyclotourisme. Il su ffit de constater le nom bre d’engagés à un marathon comme celui de
Paris, qui a été décuplé en dix ans, pour s’en convaincre.
Cependant, il persiste encore un paradoxe entre la reconnaissance unanime de l’intérêt de
l’utilisation du contrôle de l’intens ité de l’effort par la FC et la réalité pratique. En fait, bien
souvent encore, le cardiofréquencemèt re est sous, mal utilisé, voire carrémen t
abandonné au bout d’un certain temps de pratique décevante. Cette constatation a été
objectivement confirmée lors d’une récente enquête prospecti ve que nous avons réalisée
en 2002, auprès de 190 sportifs semi-marathoni ens. A la question « Pensez vous que le
cardiofréquencemètre soit utile ? », 80 % ont répondu par l’affirmat ive. A la question
« L’utilisez vous régulièrement ? », seulement 40 % ont répondu "oui".
Ce paradoxe est très certainement lié à une méconnais sance des bonnes règles
d’utilisation du cardiofréquencemètre et ce certes de la part d es utilisate urs mais a ussi
souvent des médecins "prescripteurs".