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> Coeur d’athlète
La bradycardie de repos et la courbe
de récupération cardiaque des athlètes
d’élite dépendent du type
d’entraînement et non du volume
annuel d’activité. Chez les cyclistes
elle paraît dépendre d’une baisse
intrinsèque du rythme cardiaque,
avec faible intervention vagale, alors
que l’implication vagale est importante
chez les coureurs à pied et les
rameurs (LF. Azevedo, Brésil).
Une activité physique de loisir régulière
chez une population de jeunes
en bonne santé augmente modérément
la masse ventriculaire gauche,
la fonction diastolique et le nombre
de fuites valvulaires physiologiques
(LK. Lukas, Pologne et HE. Moelmen,
Norvège). Une étude par Doppler
tissulaire pulsé chez des footballeurs
professionnels s’entraînant
plus de quinze heures par semaine
confirme l’augmentation du volume
télédiastolique du ventricule gauche
ainsi que celle du diamètre, de la
surface et du volume atrial gauche
(F. D’ascenzi, Italie). Au niveau du
ventricule droit, au repos le volume
et la fonction ventriculaire sont augmentés
sans élévation de la pression
artérielle pulmonaire chez des athlètes
(GF. Gjerdalen, Norvège). Les
métalloprotéinases pourraient jouer
un rôle dans l’hypertrophie-dilatation
d’adaptation du coeur d’athlète.
Il n’a pas été constaté de lien avec
une éventuelle fibrose myocardique
(B. Sax, Hongrie).
Chez le marathonien, l’épaisseur
pariétale artérielle est augmentée
en relation avec l’intensité de l’entraînement,
mais la vitesse de l’onde
de pouls carotido-fémoral n’est pas
modifiée (D. Kardara, Grèce).
Chez la femme athlète, les méta-
analyses retiennent une augmentation
modérée de l’épaisseur
pariétale (15 % pour la paroi postérieure
et 10 % pour le septum) et du
diamètre de la cavité ventriculaire
gauche (7 %). Les limites hautes
retiennent 11 mm pour les parois.
Seulement 1 % des sujets a un diamètre
télédiastolique > 60 mm et
8 % > 54 mm. L’adaptation dépend
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de l’âge, de l’ethnie, du sport pratiqué.
Les adaptations, pariétales et
cavitaires les plus marquées s’observent
dans le cyclisme, l’aviron
les sports d’équipe et l’endurance.
Comme chez les hommes, les athlètes
noires ont des épaisseurs pariétales
plus marquées (3 % > 13 mm).
De même, la proportion d’ECG normaux
est de 71 % chez les femmes
blanches et seulement 49 % chez les
femmes noires (A. Pellicia, Italie).
> Coeur et dopage
La prise régulière de stéroïdes anabolisants
provoquent des lésions
cellulaires secondairement responsables
d’une collagénose avec, au
Doppler tissulaire pulsé, une dysfonction
myocardique systolique
et diastolique régionale chez des
culturistes (R. Montisci, Italie). De
manière surprenante, la prise d’anabolisants
par des athlètes de force
induit une hypertrophie ventriculaire
gauche sans trouble de la fonction
systolique et chez des athlètes
endurants n’altère pas les adaptations
de la fonction diastolique (V.
Djordjevic, Serbie).
> Ultra-endurance
Les conséquences cardiaques d’un
exercice intense en ultraendurance
prédominent sur le ventricule droit
avec augmentation du diamètre
télédiastolique et la fonction systolique
est diminuée. Le niveau d’entraînement
n’intervient pas sur ce
paramètre (A. La Gerche, Australie).
Cependant le Doppler tissulaire du
ventricule droit est normal. Le rapport
E/E’, paramètre de la pression
de remplissage et de la fonction
diastolique, augmente légèrement.
Le retour à la normale est total au
bout de deux semaines (F. Knebel,
Allemagne).
C’est l’intensité de l’exercice
plus que sa durée qui est responsable
des signes de “fatigue cardiaque”
(CM. Mattson, Suède).
L’électrocardiogramme présente
pas ou peu (discrète surélévation
de ST et augmentation d’amplitude
de l’onde T en antérieur) de modifications.
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