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LE COEUR FORCÉ DU SPORTIF

LE COEUR FORCÉ DU SPORTIF

Limite des adaptations cardiovasculaires à l'exercice.Un dossier de la revue Cardio&Sport - Décembre 2009. Mise à jour septembre 2014.

Introduction

L’endurance est classiquement illustrée par le marathon (42,195 km). Même si le succès populaire majeur de cette épreuve ne se dément pas, elle paraît aujourd’hui trop courte à nombre de pratiquants ! C’est ainsi que des compétitions d’ultra-endurance, avec l’entraînement qui va avec, fleurissent un peu partout. Ces épreuves réalisées en continu ou par étapes successives durent au moins 6 heures et sont en règle "épicées" par des conditions environnementales difficiles. Le système cardiovasculaire, fort sollicité lors de ces épreuves, va devoir s’adapter en aigu et en chronique.

Avec une pratique régulière de 3 séances hebdomadaires de 30 à 45 minutes, à une intensité comprise entre 60 et 80 % de la consommation maximale d’oxygène, une diminution de l’activité sympathique basale et une augmentation de la sensibilité des récepteurs adrénergiques cardiaques et vasculaires sont décrites.

L’exercice musculaire intense et prolongé représente une contrainte importante pour le système cardiovasculaire. Les adaptations cardiovasculaires chroniques à l’entraînement de haut niveau ( 6-8 heures d’entraînement intense par semaine), surtout de type aérobie, regroupent de manière variable des modifications cliniques, électriques, morphologiques et fonctionnelles du myocarde et des vaisseaux regroupées sous le terme de coeur d’athlète. Ces adaptations, qui sont facultatives, sont plus ou moins marquées selon le statut "entraînement-répondeur" ou non du sportif.

Dans l’immense majorité des cas, ces adaptations, quantitatives et fonctionnelles, ne sont pas pathologiques. Au contraire, elles participent largement à l’amélioration des performances. Ainsi, chez le sujet très entraîné, le débit cardiaque maximal peut atteindre 35-40 l/min contre 20-25 l/min chez le sédentaire. La fréquence cardiaque maximale de l’endurant est en règle non modifiée, elle peut être un peu diminuée (4-8 bpm) mais n’est jamais augmentée. C’est donc l’augmentation du volume d’éjection systolique (+ 40-60 % par rapport au sédentaire !) qui a le rôle majeur.

« Comme toutes les adaptations, les adaptations cardiovasculaires ont des limites qui, chez certains sujets prédisposés, peuvent entraîner des symptômes »

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