Un dossier de la revue Cardio&Sport (Juin 2009). Actualisation juin 2014.Le cœur d’athlète, qui regroupe des particularités électriques et morphologiques, ne s’observe qu’en cas d’entraînement intense (> 8 heures/semaine au-delà du seuil d’essoufflement depuis au moins 6 mois).
Il concerne surtout les sportifs endurants.
Ce coeur d’athlète fait figure d’exception. En effet, la découverte d‘un gros coeur chez un sujet est habituellement un facteur de mauvais pronostic. A l’inverse, chez le sportif, "un gros moteur" est un facteur indispensable pour les performances de haut niveau en endurance. Mais gros coeur est-il toujours synonyme de bénéfice pour le sportif ?
Pr François Carré (Hôpital Pontchaillou, Rennes)
> Hypertrophie physiologique" et "pathologique"
L’hypertrophie myocytaire à l’origine
de l’hypertrophie myocardique
est le plus souvent un mécanisme
d’adaptation à une contrainte physiologique
(croissance, grossesse,
entraînement intense) ou pathologique
(valvulopathie, hypertension
artérielle).
L’hypertrophie cardiaque (HC) du
sportif répond aux effets synergiques
de déterminants hémodynamiques,
neuro-hormonaux et
génétiques. Chez l’athlète, cette HC
est équilibrée, sans fibrose et avec
une densité capillaire adaptée, voire
majorée par rapport à l’hypertrophie
myocytaire (1). Elle diffère
donc des HC "pathologiques" où
une fibrose importante et un déséquilibre
vasculaire sont observés
(Fig. 1).
Mots clés :
Exercice, Nutrition, Glucides, Protides, Hypoglycémie, Hydratation