Aller au contenu principal

L'ÉCHOGRAPHIE CHEZ L’ATHLÈTE ÉQUIN

L'ÉCHOGRAPHIE CHEZ L’ATHLÈTE ÉQUIN

Indications et limites. Hélène Amory. Un article de la revue Cardio&Sport - Décembre 2010. Mise à jour octobre 2015.


Equitation et sport


L’ultrasonographie est la technique d’investigation cardiaque la plus utilisée chez le
cheval. Elle a permis de mettre en évidence les effets de l’entraînement et d’un effort
de courte ou de longue durée sur la fonction cardiaque, ou encore de prédire,
bien qu’avec une faible précision, le VO2max et les performances dans cette espèce.
L’échocardiographie de stress a aussi été étudiée mais l’apport du Doppler tissulaire,
d’apparition très récente dans cette espèce, devrait encore être intégré pour objectiver
les résultats de ces tests.



 > Introduction

 

L’échocardiographie a fait son apparition
en médecine équine dans la
fin des années soixante-dix (1), alors
que le Doppler est venu compléter
cette technique dans la fin des années
quatre-vingt (2), et que le
Doppler tissulaire n’est utilisé que
depuis peu dans cette espèce (3).
L’utrasonographie a réellement révolutionné
la cardiologie équine qui,
sans cette technique, souffrait d’un
manque drastique de moyens d’investigation
clinique. En effet, la
grande taille du “patient” à investiguer
limitait fortement les techniques
de radiographie et de fluoroscopie,
et la disposition transmurale
spécifique des fibres de Pukinje dans
le myocarde limitait très fortement
les potentialités de diagnostic de

l’électrocardiographie dans cette espèce.

 

Pour être plus approfondies,
les investigations devaient dès lors
recourir à des moyens invasifs diffi-

 ciles voire impossibles à faire accepter
aux propriétaires de chevaux de
sport de grande valeur. Encore aujourd’hui,
l’ultrasonographie occupe
une place prépondérante en
cardiologie équine car les techniques
d’imagerie en coupe ne sont
pas applicables chez les chevaux
adultes. De plus, l’apparition récente
sur le marché d’échographes
portables de plus en plus accessibles
sur le plan financier va assurément
renforcer la place de cette
technique en cardiologie équine, le
“patient” à investiguer n’étant pas
toujours facilement déplaçable.
L’échocardiographie est dès lors utilisée
en routine sur des chevaux présentant
un souffle cardiaque, une
baisse des performances sportives
ou une intolérance à l’effort (4).

> L’examen

échocardiographique
Doppler sur le cheval

 

 

Comparativement à l’homme, l’examen
échocardiographique du cheval

est facilité par la fréquence cardiaque
basse (40/minute au repos), mais par
contre est fortement limité par la profondeur
des structures cardiaques
à examiner (une trentaine de centimètres
chez la plupart des chevaux
adultes), par l’absence d’alternatives
de positionnement et le manque de
coopération de l’animal en cours
d’examen, et enfin par la position
peu accessible du coeur dans le thorax,
ce qui limite le nombre de fenêtres
cardiaques explorables (les
vues apicale, suprasternale et subcostale
sont par exemple inaccessibles)
et rend problématique l’alignement
adéquat de la sonde pour
l’interrogation des flux ou l’examen
en mode Doppler tissulaire (4).


La plupart des vues échocardiographiques
sont chez le cheval obtenues
à partir d’une approche parasternale
droite, la sonde étant placée
dans le 4e ou 5e espace intercostal
au dessus du coude de l’animal
(1, 4). Dans cette approche, une
vue long axe 4 ou 5 cavités (Fig. 1)
ou une vue petit axe du ventricule
gauche (VG) ou de la base du coeur
peuvent facilement être obtenues
(Fig. 2) en mode bidimensionnel ou
temps-mouvement (1, 4). Les flux
pulmonaire et tricuspide sont en
général interrogés à partir de cet hémithorax,
le premier dans une vue
long axe inclinée de telle sorte à aligner
le plus possible la sonde avec
le flux de remplissage du ventricule
droit, et le second dans une vue...
 

> Lire la suite (PDF)

 

Articles reliés