POURQUOI ET COMMENT ?
1 PREFACE
Les avancées récentes dans la connaissance de la physiologie et de la physiopathologie ont fait évoluer notre approche des maladies cardio-vasculaires : le système cardio-vasculaire n'est plus le " centre du monde " et la prise en compte de l'ensemble des fonctions de l'organisme s'impose. En effet, les capacités fonctionnelles sont la résultante de la mise en route de multiples systèmes : respiratoire, circulatoire, musculaire, neurologique, hormonal,
.sans oublier la participation psychologique ! Un cardiologue convaincu de pouvoir agir positivement sur un ou plusieurs de ces facteurs afin d'améliorer les performances quotidiennes de son patient saura prescrire une réadaptation adaptée à chaque cas clinique ( Réf. 1 ).
2 LES ACTIVITES PHYSIQUES :
Conséquences physiologiques :
Les adaptations aiguës :
on oppose classiquement les adaptations à une contrainte volumétrique et à une contrainte barométrique.
Contrainte volumétrique : l'objectif est de majorer le débit cardiaque de façon importante ; ceci grâce à une fréquence cardiaque (F.C.) et à un volume d'éjection systolique (V.E.S.) élevés. Les résistances périphériques sont diminuées et la pression artérielle moyenne varie peu.
Contrainte barométrique : l'objectif est de vaincre des résistances périphériques élevées ; ceci grâce à une augmentation de la tension artérielle. Le débit cardiaque est peu modifié, par tachycardie relative.
En fait, la plupart des activités humaines incluent les deux types de contraintes : alternance d'efforts brefs et intenses ( " statique " ) avec phases de récupération active ("dynamique "). C'est le pourcentage relatif des deux types de contrainte qui sert de base à la classification de Mitchell (Réf.2).
Les adaptations chroniques :
Les effets de l'entraînement physique commencent à être perçus après trois semaines d'entraînement, à raison de deux séances minimum par semaine, d'une durée de vingt minutes. Ils ne deviennent quantifiables qu'après six semaines d'entraînement à raison de trois séances par semaine, d'une durée de trente minutes. Plus la charge d'entraînement sera élevée, plus les effets seront marqués.
La même opposition peut être faite entre activités de résistance ("statiques ") et activités d'endurance
(" dynamiques ").
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résistance ("statiques ") et activités d'endurance
(" dynamiques ").
Les activités en résistance apportent peu de modifications favorables sur le plan cardio-vasculaire.
Les activités d'endurance ont prouvé leurs effets positifs sur de multiples paramètres (Fig.4) :
Système cardio-vasculaire : baisse de la tension artérielle (T.A.), de la F.C., des résistances périphériques, des taux d'adrénaline et de nor-adrénaline, tant au repos qu'à l'effort sous maximal. S'y associe une augmentation de la variabilité fréquentielle.
Myocarde : Baisse de la consommation myocardique en oxygène, majoration de la densité mitochondriale et de l'isoforme VI de la myosine.
Comment les évaluer ?
Test de marche : Distance maximale parcourue en 6 min. Ce test à l'avantage de la simplicité et ne nécessite pas d'adaptation à un ergomètre. Il présente un excellent coefficient de corrélation avec les autres tests d'évaluation (Réf.3).
Test d'accroupissement : Il s'agit de réaliser, à partir de la position debout, trente flexions des membres inférieurs en 45 secondes. L'indice de Ruffier (IR) est calculé à partir de 3 F.C. : FC0=FC de repos (assis ou couché) ; FC1=FC en fin d'effort et FC2=FC après une minute de récupération (assis ou couché). IR= (FC0+FC1+FC2-200)/10.
Ce test peut être adapté aux enfants, aux sujets âgés ou limités : réaliser 20 flexions en 40 secondes ( test de Martinet ) ; ( Réf. 4 ).
Epreuve d'effort : elle est réalisée sur bicyclette ergométrique ou sur tapis roulant, voire ergomètre à bras. Les capacités maximales sont exprimées en F.C. max. ; puissance maximale (W max.).
" VO2 max. " : cette abréviation correspond à une épreuve d'effort associée à l'analyse en continu des échanges gazeux. Les résultats sont exprimés en ml/kg/min. d'oxygène consommé. Toute activité humaine pouvant être exprimée en VO2, la traduction quotidienne des capacités fonctionnelles est facilitée.
Ce test sert de référence pour quantifier les effets d'une réadaptation : majoration des capacités maximales (W max.), de la consommation maximale d'oxygène (VO2 max.) et du seuil d'adaptation ventilatoire (S.A.V.). S'y ajoute une baisse du coût énergétique des activités, à chaque niveau d'effort.
Questionnaire d'activités : ils servent à évaluer les capacités à partir de questionnaires recensant les activités professionnelles, de loisirs et sportives. Le coefficient de corrélation avec la VO2 max. du questionnaire de Baecke, questionnaire de référence est de 0.88. Ce type de document sert aussi à l'analyse globale du mode de vie du patient et offre une base de dialogue (Réf. 5)
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