3 LA VIE SPORTIVE A DISTANCE DE LA GREFFE
Elle aide à prévenir les complications du traitement immunosuppresseur.
LES ACTIVITES CONSEILLEES AUX GREFFES
Les sports d'endurance: course à pied, cyclisme, natation.
La gymnastique.
Le renforcement musculaire segmentaire, à pourcentage de la P.M.T. adapté, inférieur à 60% de la P.M.T. ( Puissance Maximale Tolérée ).
LES ACTIVITES SOUHAITEES PAR LES GREFFES
Elles peuvent être celles décrites plus haut ; mais souvent le greffé désire s'intégrer dans une équipe ( volley-ball, football ) ou affronter les autres ( ping-pong, tennis
).
Ces pratiques sont autorisées à deux conditions :
- Qu'il n'existe pas de contre-indication médicale à l'issue du bilan annuel.
- Que ces activités n'interviennent qu'en complément du programme minimum obligatoire:
3 séances d'endurance par semaine suivies d'étirements ; ce afin d'éviter tout accident musculo-tendineux ou incident lié à une inadaptation cardio-vasculaire à l'effort.
LES LIMITES
Cette évolution favorable peut être freinée par des épisodes de rejets subaigus, détectés par la surveillance régulière obligatoire de tout greffé ( bilan sanguin, échocardiographie et/ou biopsie ). Ils sont souvent marqués par une altération des capacités fonctionnelles. De même, des infections peuvent survenir, imposant l'arrêt sportif et un traitement médical adapté.
Malgré tous leurs efforts, les performances des greffés restent inférieures à celles des témoins ( différence de l'ordre de 30% ). Ceci est expliqué en partie par les dommages subis par le greffon, altérant sa fonction diastolique et secondairement son volume d'éjection systolique (Réf. 3 ). La fréquence cardiaque quant à elle n'est pas une limite chez le sujet entraîné (Réf.6). |
L'autre limite est périphérique : moindre densité capillaire avec phénomènes de vasoconstriction aiguë ; baisse du potentiel oxydatif mitochondrial. La responsabilité de ces désordres est attribué au traitement immunosuppresseur.
CONCLUSION
Les activités physiques, correctement programmées, aident le greffé dans sa démarche de réinsertion. Elles préviennent de nombreuses complications liées à la sédentarité et au traitement médical rendu obligatoire et définitif par la présence d'un " greffon " étranger dans l'organisme. Les activités doivent être débutées tôt, en accord avec l'équipe médico-chirurgicale.
BIBLIOGRAPHIE
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Dr Jean Gauthier
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