CARDIOPATHIE ET SPORTS  
INTÉRÊT ET PRESCRIPTION DU RE-ENTRAINEMENT INDIVIDUALISÉ : OBÈSE & LE DIABÉTIQUE DE TYPE 2
 


Activité physique et sportive chez le diabétique de type
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Bénéfices et risques cardiovasculaires
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Re-entrainement chez l'obèse et le diabétique de type 2


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Une semaine dans le massif du Hoggar
 
   
 

Jacques MERCIER
Mise à jour mai 2008

Service de Physiologie Clinique, Unité Métabolique (CERAMM), Hôpital Lapeyronie, 34295 Montpellier cedex 5
j-mercier@chu-montpellier.fr

Les patients obèses et/ou diabétiques de type 2 présentent des anomalies musculaires qui portent sur le métabolisme glucidique (insulinorésistance notamment), le métabolisme lipidique, la typologie musculaire et la microcirculation. Ces anomalies sont précoces et aggravées par la sédentarité alors que l’exercice musculaire a un effet bénéfique. En effet, l’activité physique augmente dans le muscle la capacité oxydative, l’oxydation des acides gras, le pourcentage des fibres de type I ainsi que la microcirculation et elle prévient le déclin de l’oxydation diéto-induite. De plus, la pratique régulière d’une activité physique réduit très significativement le risque relatif de survenue de diabète de type 2 (Helmrich et coll. 1991, Diabetes Prevention Program Research Group 2002).

Toutefois, si la prescription de l’activité physique en termes de fréquence (3 fois/semaine) et de durée (30 mn par séance) fait l’objet d’un consensus (Alfediam 1999, American Diabetes Association 1998), l’intensité à laquelle elle doit être réalisée est beaucoup plus controversée. En fait, la prescription de l’intensité optimale de ré-entraînement devrait prendre en compte les troubles de l’utilisation des substrats énergétiques (glucides et lipides) qui résultent des anomalies métaboliques musculaires présentent chez ces patients.

Dans ce sens nous avons développé une méthode d’exploration à l’effort basée sur la théorie du croisement des substrats (Brooks et Mercier 1994). Le principe consiste à faire réaliser au patient cinq niveaux d’effort de
six minutes à

 

20%, 30%, 40%, 50% et 60% de leur puissance maximale théorique et à déterminer pour chaque niveau les débits d’oxydation des glucides et des lipides en appliquant les équations classiques de calorimétrie (Péronnet et Massicotte 1991). Il est alors possible de déterminer le point de croisement (PC) des débits d’oxydation des glucides et des lipides c’est dire l’intensité d’effort à partir de laquelle l’énergie provient majoritairement des glucides et l’intensité qui correspond au débit maximal d’oxydation lipidique (Lipoxmax).

Par cette méthode d’exploration, nous avons pu montrer dans un premier temps que des patients obèses et des diabétiques présentaient un PC et un Lipoxmax abaissés par rapport à des sujets témoins (Pérez-Martin et coll. 2001). Ensuite, nous avons recherché si le ré-entraînement à l’effort dont l’intensité était prescrite pour les obèses au niveau du Lipoxmax et pour les diabétiques au niveau du PC était efficace pour modifier la composition corporelle et améliorer l’utilisation des substrats énergétiques au cours de l’exercice. Nos résultats ont montré que pour les deux types de patients une telle intensité d’entraînement pratiquée deux fois par semaine à raison de 30 mn par séance réduisait significativement la masse grasse et augmentait le PC et le Lipoxmax.

Ainsi, l’individualisation de la prescription de l’activité physique chez l’obèse et le diabétique de type 2 peut se faire à partir d’une exploration à l’effort permettant la détermination des débits d’oxydation des glucides et des lipides. Cette méthode d’individualisation qui a un effet bénéfique sur la composition corporelle et l’utilisation des substrats énergétiques permet d’optimiser l’efficacité du ré-entraînement.

 

© CCS 2008-2009