CARDIOPATHIE ET SPORTS  
ANGOR ET ACTIVITÉ PHYSIQUE : ATTITUDES DES CARDIOLOGUES EN FRANCE
 


Activité physique et sportive chez le diabétique de type
Angor et activité physique
Bénéfices et risques cardiovasculaires
Cardiopathies chez l'enfant et sport
Cardiopathies congénitales
Commotio Cordis


Contre-indications cardio-vasculaires à la plongée
HTA et Afrique : Définitions, épidémiologie
HTA et Afrique : HTA Femme, Enfant
HTA et Afrique : HypoTA, Prophylaxie, Biblio
HTA et Afrique : Obésité, Diabète


HTA et Afrique : Physiologie, Physiopathologie
HTA et Afrique : Prise en charge
HTA et Afrique : Protocole HTA Mali
HTA et Afrique : Traitement médical


HTA et Afrique : Urgence HTA, Insuf Rénale, TD Rythme


Maladies cardiovasculaires et activités physiques
Médicaments cardio-vasculaires et cyclisme
Mort subite
Oreillette du Marathonien
Patient coronarien


Quel sport pour le coronarien revascularisé ?
Quels sports pour l'hypertendu


Re-entrainement chez l'obèse et le diabétique de type 2


Signes cardiovasculaires du surentraînement
Stress et maladies cardiovasculaires
Surveillance du DNID sportif
Transplanté cardiaque

Une semaine dans le massif du Hoggar
 
   
 

RÉSULTATS DE L'ENQUÈTE 3A
Mise à jour septembre 2008

Groupe de Travail "Evaluation fonctionnelle et réadaptation des cardiaques" P C GOEPFERT, J HENRY, H DOUARD et S CORONE.

Le mode de vie, en particulier l'alimentation et l'activité physique, sont des éléments importants du risque coronarien. Les grandes études épidémiologiques ont montré que le manque d'exercice physique augmente le risque coronarien. En terme de prévention secondaire, la mise en œuvre d’un programme d’exercice physique après un infarctus du myocarde améliore le pronostic.

L’enquête 3A avait pour objectif de recueillir l'opinion des cardiologues sur l’activité physique dans la prise en charge du patient angoreux. Les questions portaient aussi bien sur l’importance accordée à l’exercice physique dans le programme de prise en charge du patient coronarien, que sur la compréhension et l’adhésion du patient à la prescription.
Le recueil des données de l'enquête s'est effectué par la remise d'un questionnaire à 1000 cardiologues de ville : 737 questionnaires ont été exploités. Les cardiologues ayant répondu reçoivent en moyenne 63 ( 27) patients par semaine en consultation, dont 37 % ( 15,8 %) sont des coronariens.

95 % des cardiologues interrogés considèrent que l’activité physique a un effet protecteur chez le coronarien, et 83 % la
jugent insuffisamment prescrite. L’évaluation clinique du

 

niveau d’activité physique des patients coronariens fait partie intégrante de la prise en charge. L’interrogatoire libre est la pratique de loin, la plus utilisée.

Face à différents profils de patients coronariens, il était demandé d'indiquer le niveau de justification d'un traitement permanent facilitateur de l’activité physique : plus le patient était jeune, plus la prescription de ce type de traitement semblait justifiée. Pour répondre à cet objectif, les -bloquants et les dérivés nitrés, essentiellement sous forme transdermiques, sont les classes thérapeutiques préférentiellement prescrites.

En terme de prescription d’activité physique s’adressant aux patients coronariens, 3 sports sont privilégiés : la marche, le vélo et la natation.

En terme d'observance, il apparaît que le patient comprend l’intérêt d’une activité physique modérée et régulière, mais perçoit moins bien comment y parvenir. L'’observance de la prescription d’activité physique par le patient n’est pas satisfaisante : moins d'un patient sur deux, initialement sédentaire, suit correctement les conseils. Et moins de 10% des cardiologues font reposer cette observance sur la persévérance du médecin. Le passage dans un centre de réadaptation cardiaque représente le facteur clé de cette observance pour un quart des cardiologues.

 

© CCS 2008-2009