CŒUR ET SPORTS  
EXERCICE PHYSIQUE ET SANTÉ
Mise à jour 06-05-07
 


Abord clinique et paraclinique du plongeur sous-marin
Activité physique et sportive et endothélium


Adaptations cardio-vasculaires en conditions extrêmes
Analyse d'article : The athlete's heart
Aspect juridique du certificat d'aptitude


Facteurs Aspect médicolegaux des certificats d'aptitude au sport


Automobile : L'activité cardiaque du pilote de F1
Bilan cardiologique avant un trekking ?
Cardiofréquencemètre : utile ou pas


Cardiofréquencemètre : de la théorie à la pratique


Cardiofréquencemètre : Un outil précis, fiable et sécurisant
Cardiofréquencemètre et Entrainement
Causes de mort subite lors du sport


Certificat médical d'aptitude et responsabilité médicale
Cœur : de l’ado à l’athlète
Cœur et course à pied
Cœur et parachutisme


Cœur et sport : Des disciplines à haut ris-
que ?
Compétition sportive chez le coronarien


Comportement à risque et prévention de la mort subite des sportifs
Coureur de fond
Cyclisme : Mieux le pratiquer à tout niveau
Danses de société activité à risque
Déterminants de la fréquence cardiaque
Diabète de type 2 et sport


Données électrocardiographique et épidémiologique

Dyspnée « cardiaque » chez le sportif
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ECG du sportif


ECG systématique avant signature d’une licence sportive ?


Echographie d'effort chez le jeune rugbyman
Enquète : "Cœur et Cyclo"
Etude de la variabilité sinusale
Exercice physique et santé


Facteurs de risques cardiovasculaires chez 4037 marathoniens du Médoc 2004


Facteurs limitants des épreuves d’endurance en montagne
Gènes de l'hypertrophie physiologique
Le coeur vu par les sportifs
Médicaments Cardiovasculaires et Cyclisme


Muscle et Dyspnée du Sportif - Rôle de l’Altitude
Nutrition, cœur et sport
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Parachutisme


Perception du Risque cardiovasculaire des ultratrailers
Performance sportive en haute altitude
Plongée sous-marine


Plongée : Certificat médical de non contre-indication
Plongée : Le cardiaque et son adaptation
Plongée : FOP et plongée
Poumon et Dyspnée du sportif


Prévention des accidents cardiovasculaire en montage


Prévention des accidents cardiaques lors de la pratique sportive


Rééducation du Coronarien et Sports en Montagne


Sport de montagne pour les sédentaires et les séniors
Stress au cours du saut en parachute
Surentrainement


Le système cardiovasculaire : Une limite à VO2 max…
Tabac, Cholestérol et Sport
Techniques et méthodes d'endurance
Une semaine dans le massif du Hoggar
Valvulopathie et sports de compétition


Visite Médicale d'Aptitude à visée Cardiologique chez l'enfant
Vo2 Max : Qui limite le Vo2 maximal ?
Voltige aérienne
 
   
 

Elisabeth et Jean Claude VERDIER

La pratique régulière d'une activité physique est bénéfique pour la santé.
Elle permet tout d'abord d'éviter les pièges liés à la sédentarité.

I LA SÉDENTARITÉ

Le terme sédentaire vient du latin sedentarius, de sedere, c'est à dire être assis. La sédentarité concerne surtout le citadin et de nombreux facteurs la favorisent : travail devant l'ordinateur, mécanisation des outils de travail, nombreux déplacements en voiture, développement des appareils ménagers domestiques.
La sédentarité a des conséquences néfastes sur les différents systèmes.

1- cardio-vasculaire
Chez un sédentaire, la fréquence cardiaque (nombre de battements du cœur par minute) et la tension artérielle (pression du sang exercé sur les artères) sont plus élevées, que l'organisme soit en repos ou en activité. Par conséquent, le cœur s'use plus vite.
La tension artérielle élevée est due au fait que les artères ne se dilatent pas assez pour laisser le sang couler à une pression normale. Cette augmentation des résistances à l'écoulement favorise le développement de l'athérosclérose : parois rigidifiées et dépôts de graisse dans les différentes artères (carotides amenant le sang au cerveau),(coronaires irriguant le cœur), (membres inférieurs), entraînent un risque important d'accidents vasculaires cérébraux, d'infarctus du myocarde, d'artérite des membres inférieurs. Rappelons que les maladies cardio-vasculaires sont la première cause de décès en France.

2- respiratoire
La sédentarité entraîne une diminution progressive de la force des muscles respiratoires, donc une baisse des capacités pulmonaires, au repos ou à l'effort.

3- locomoteur
La sédentarité conduit à une fonte musculaire progressive qui entraîne une fatigabilité plus rapide à l'effort. Les os, par manque de stimulation, se déminéralisent (perte de calcium), favorisant l'ostéoporose. Les articulations s'enraidissent, les cartilages articulaires se renouvellent de façon incomplète, pouvant aboutir à de l'arthrose.

4- sédentarité et poids
La consommation alimentaire quotidienne est souvent trop importante par rapport à la dépense physique réalisée, induisant un excès de poids. Les graisses ainsi stockées dans l'organisme se déposent aussi sur les parois artérielles . (voir athérosclérose)

II QUELS SONT LES BIENFAITS DES ACTIVITÉS PHYSIQUES ET SPORTIVES (A.P.S) ?

1- Economiser son cœur
Après un entraînement d'environ 3 mois, on constate que le coeur , pour un même effort, va progressivement diminuer la fréquence de ses battements, donc s'économiser.
De même, la tension artérielle va se trouver abaissée dans ses deux composantes ( maxima et minima) : les parois des vaisseaux faites de cellules musculaires vont gagner en élasticité , diminuant les résistances à l'écoulement sanguin.

2- Maîtriser sa respiration
La fonction respiratoire est améliorée , tant au repos qu'à l'effort.

3- Conserver son capital musculaire, osseux, articulaire
L'exercice régulier permet de conserver la masse musculaire, voire de la développer si l'on est " démusclé " car l'organisme peut construire du muscle à tout âge.
Il en est de même pour l'os , la stimulation mécanique permettant son renouvellement.
L'activité physique aide à la conservation de la souplesse articulaire. N'oublions pas les étirements qui aident au relâchement musculaire et à une meilleure perception de ses articulations.

4- Mieux utiliser ses hormones

L 'activité physique a un effet bénéfique sur la gestion des sucres par l'organisme, la glycémie (taux de sucre dans le sang) est mieux régulée et l'insuline économisée.
Il y a une amélioration significative du rapport bon cholestérol /mauvais cholestérol (HDL/LDL) et une baisse du cholestérol total.
On note aussi une baisse du taux des hormones des stress (catécholamines) que ce soit au repos ou à l'effort.

5- Se sentir bien dans son corps et sa tête
Lors de la pratique régulière d'A. P .S, le cerveau secrète

des substances appelées endorphines dont les effets sont proches de ceux des opiacés, en moins intense. D'où la sensation de bien -être après l'effort et l'amélioration de l'humeur au quotidien.

6- Modifier ses habitudes de vie
Le sport tout seul ne fait pas maigrir (pour cela il faudrait 45 minutes d'effort quotidiens), mais la pratique d'activité physique permet, outre de brûler des graisses, de changer ses habitudes alimentaires : ne pas manger d'aliments trop lourds tout en absorbant l'énergie nécessaire permet de mieux équilibrer les apports et progressivement de réduire la surcharge pondérale. De même, on observe une diminution de la consommation tabagique et alcoolique.

7- Lutter contre le vieillissement

L'activité physique permet de diminuer les effets liés au vieillissement, notamment sur le plan locomoteur, afin de conserver son autonomie.

III EN PRATIQUE

1- caractéristiques générales
Pour observer les bienfaits liés à l'activité physique, celle-ci doit répondre à plusieurs caractéristiques : trois séances d'entraînement par semaine d'une durée chacune de 30 minutes (5min d'échauffement, 20 min d'activité et 5 min de récupération active) constituent la base. Fréquence et durée d'entraînement peuvent être augmentées suivant la tolérance de chacun.
Les horaires de l'activité seront choisis en fonction des obligations professionnelles et, pour les personnes ayant un traitement, en fonction de la prise des médicaments.
L'intensité de l'activité dépend de chaque personne, de son âge, de son passé ou non sportif.
Un bilan complet permet de définir tous ces critères de façon personnalisée : l'interrogatoire, l'examen clinique et l'électrocardiogramme de repos en constituent la base. Si nécessaire, le médecin peut demander des examens complémentaires (radio, bilans sanguins..) et pour les personnes présentant des facteurs de risque cardio-vasculaires, une épreuve d'effort.

2- quelles activités physiques ?
On en distingue 2 types :
n les activités dynamiques dites " d'endurance " : course à pied, natation, marche soutenue, vélo, bénéfiques pour le système cardio-vasculaire. Ce sont des efforts de longue durée et de moyenne intensité.
n les activités statiques dites de " résistance " comme l'haltérophilie , moins favorables au système cardio-vasculaire. Ce sont des efforts brefs et intenses.
De nombreuses activités physiques réunissent les deux types d'effort, avec des variantes plus ou moins importantes. Par exemple, le vélo est une activité d'endurance mais un sprint ou une montée de côte demande un effort de type résistance. Le football est un sport à forte composante d'endurance qui demande aussi des efforts en résistance (accélérations soudaines).
Le choix d'une activité doit tenir compte de nombreux critères propres à chacun : âge, passé sportif ou non, capacités physiques du moment, envies, infrastructures disponibles, temps libre...

IV QUELQUES CAS PARTICULIERS

1- sujet de plus de quarante ans, ancien sportif, reprenant une activité après de nombreuses années (10 ou 15 ans) d'arrêt : il est important de faire un bilan médical avant de se lancer. La remise en forme débutera par une activité d'endurance pendant environ 3 mois avant la reprise du sport pratiqué anciennement. A ce moment, la règle sera la patience afin de retrouver les sensations techniques et physiques en évitant les efforts comme lors de ses 20 ans ! On n'oubliera pas les règles hygiéno-diététiques.
2- sujet atteint d'une maladie cardio-vasculaire : le cardiologue après un bilan complet et la mise au point d'un traitement adapté, définira avec la personne quelle activité est indiquée et comment la pratiquer. De nombreuses études médicales prouvent que l'activité physique est bénéfique pour les personnes présentant une hypertension artérielle, une maladie coronarienne ou tout autre maladie cardiaque.

CONCLUSION

Les bienfaits de l'activité physique sont reconnus médicalement et il existe pour chacun une activité à pratiquer. L'exercice physique constitue un moyen de prévention pour lutter contre les méfaits liés à la sédentarité et fait partie de l'arsenal thérapeutique de nombreuses maladies.


© CCS 2008-2009