Samedi 17 Novembre

DOCUMENTATION

 

PHOTOGRAPHIES DU 18e CONGRÈS NATIONAL DE CARDIOLOGIE DU SPORT : CŒUR ET SPORT

Les 24 et 25 mai 2018, le congrès Cœur et Sport s'est déroulé à Avignon, pour une session ensoleillée mais néanmoins studieuse. Voici les photographies de notre congrès !

 

Divers

CE QUI A DISPARU OU AURAIT DU DISPARAÎTRE EN 10 ANS

Un article du Dr Benoît Gérardin, revue Cardio&Sport N°40- Septembre 2014. Mise à jour septembre 2018.
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Depuis 10 ans, quelques idées et pratiques médicales concernant la cardiologie du sport ont disparu ou devraient avoir disparu…
Dr Benoît Gérardin

 



Le test de Ruffier

Aussi bien connu sous l’appellation
de test de Ruffier-Dickson, il a
été proposé par deux médecins militaires,
respectivement français et
américain, à qui avait été confié le
défi d’évaluer sommairement la
forme physique d’un grand nombre
d’appelés du contingent en un temps
réduit. Très populaire, ce test est basé
sur l’évolution de la fréquence cardiaque
mesurée par la prise manuelle
du pouls en position allongée
au repos, après 30 flexions assis-debout
effectuées en 45 secondes, puis
après 1 min de récupération en position
allongée (Fig. 1). En réalité, ce
test a été dévié de son indication première.
Il est ainsi encore trop souvent
utilisé pour la réalisation du
certificat de non-contre-indication à
la pratique du sport en compétition.
Or, ce test n’est pas conçu pour démasquer
les rares contre-indications
cardiologiques à la pratique sportive.
De plus, le test de Ruffier n’a aucune
valeur confirmée pour apprécier la
condition physique d’un sujet, comme
le confirme l’absence totale de relation
entre les valeurs du Ruffier et de
VO2max. Comment prévoir qu’un sujet
va pouvoir réaliser un marathon
(exercice typiquement aérobie) sans
encombre à partir d’un effort qui dure
45 secondes (typiquement anaérobie)
et qui sollicite surtout les capacités de
coordination et d’équilibre ?


La visite de noncontre-
indication
médicale pour le
sport en compétition
sans ECG

L’interrogatoire bien conduit et l’examen
physique restent incontournables
pour la visite de non-contre-indication
(VNCI) à la pratique du sport en compétition.
Mais seuls, ils ne permettent
de détecter que 5 à 10 % des cardiopathies
potentiellement arythmogènes
lors d’un exercice physique intense.
L’adjonction d’un ECG de repos permet
de démasquer au moins 60 % de
ces pathologies. C’est pourquoi, depuis
2005, la Société européenne de
Cardiologie, suivie en 2009 par la Société
française de Cardiologie, recommande
la réalisation d’un ECG de repos,
chez les patients âgés de 12 à
35 ans lors de la première visite, puis
tous les 3 ans jusqu’à 20 ans et tous les
5 ans entre 20 et 35 ans.
Après 35 ans, vu le risque croissant
de maladies coronaires silencieuses,
c’est la place de l’épreuve d’effort (EE)
qui a changé. Considérée jusqu’en
2013 comme toujours recommandée
après 40 ans, son indication repose
aujourd’hui sur les données de l’examen
clinique et l’ECG de repos. Dans
le cadre de l’exercice intense (essoufflement
marqué) ou pratiqué en compétition,
l’EE est recommandée en
cas de symptômes, de cardiopathie
(y compris l’hypertension artérielle)
et/ou de risque de maladie coronaire
significatif (âge > 50 ans, HTA, diabète,
troubles lipidiques, tabagisme, sédentarité
marquée). Le calendrier de répétition
de l’EE, encore mal précisé, devra
être individualisé. L’EE devra être
réellement maximale et non interrompue
devant l’atteinte de la “sacrosainte”
fréquence cardiaque maximale
théorique. L’EE doit être arrêtée
lorsque le sportif est épuisé, en gardant
en mémoire que les contraintes du terrain
dépassent toujours celles du laboratoire
et qu’une EE “normale” ne permet
pas d’éliminer le risque de rupture
de plaque coronaire.


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