Mardi 26 Septembre

Sport spécifique

CONTRAINTES CARDIOVASCULAIRES DU GOLF

Tout dépend de l’intensité. Dr Jean-Claude Verdier, revue Cardio&Sport N°32. Mise à jour juin 2017.
PARTAGER SUR    
Imaginez un sport où vous devez envoyer une petite balle tantôt loin (très loin), tantôt près (très près), ce au moyen d’un “club” dont il existe toute une série d’exemplaires (différents) au milieu de gens qui soit vous font attendre… soit vous poussent à aller plus vite dans votre exercice, pour prendre votre place !

 

Dr Jean-Claude Verdier

 

Le golf : un sport très riche !

Et le “parcours”… 9, 12 18 “trous”,
voire plus, qu’il faut trouver au milieu
de décors très différents avec
des environnements plus ou moins
hostiles où la petite balle peut se
perdre… Mais il existe également le
golf miniature ! Il s’agit donc d’un
sport où s’allient technique, précision,
patience, forme physique
et temps disponible, bref un sport
TRèS exigeant !
Selon les pays et les milieux sociaux,
le golf peut se pratiquer de
7 à 77 ans… voire plus. Plus il est
commencé jeune, plus il est “maîtrisable”.
Les golfeurs professionnels
sont de véritables athlètes
dont l’entraînement est très codifié,
alliant endurance, renforcement
musculaire, étirements, proprioception,
gestion du stress… Les golfeurs
amateurs sont de tout type, du
bucolique profitant du paysage au
perfectionniste “frustré” chez lequel
le classement (le “par”) et la compétition
majorent le niveau de stress !

Le golf : un coût
énergétique variable

Activité alternant déplacements
d’un départ à l’autre et actions spécifiques,
le golf a un coût énergétique
moyen de 4,5 METs. Bien sûr,
il peut se pratiquer de différentes
façons (1), de très dynamique avec
le port du sac à passif avec la “voiturette”,
le mode intermédiaire étant
l’utilisation d’un “caddie” portant le
matériel… (Tab. 1).

 

 

 

 

La classification des sports de Mitchell
classe le golf en IA (2) avec
des composantes statique et dynamique
faibles (Tab. 2). Cela peut
paraître contradictoire aux pratiquants
qui soufflent à la montée
des pentes et dont la puissance de
tir est limitée par une puissance
modeste. A titre indicatif, une pratique
confortable du golf exige de
pouvoir fournir sur un ergomètre
une puissance de 100 watts…au
moins ! La pratique en compétition
est beaucoup plus exigeante car, si
on accepte le chiffre de 4,5 METs
comme ne représentant que 40 %
du VO2max (tel que décrit dans la
classification), alors le VO2max du
pratiquant doit être d’au moins
11 METs ! Soit près de 39 ml/kg/
min ou 180-200 watts !


Le golf : des contraintes
cardiovasculaires variables

Le sujet jeune et actif considérant la
pratique du golf comme étant “plus
que tranquille” et réservée au sujet
“âgé” peut être contredit au moins
sur un point. En effet, une très belle
étude (3) a montré que, si lors de la
pratique du golf, le sujet de moins
de 45 ans ne passait pas plus de 6 %
de son temps à de fortes intensités
(supérieures à 85 % de ses capacités
maximales aérobies), le sujet de plus
de 60 ans y passait lui 70 % de son
...
 

> Lire la suite (PDF)