Lundi 18 Décembre

Divers

BISCUPIDIE AORTIQUE ET SPORT

Une valvulopathie pas anodine.
Pr François Carré, revue Cardio&Sport N°36 - Septembre 2013. Mise à jour juin 2017.
PARTAGER SUR    


 

Introduction

La bicuspidie aortique (BAo)
est la malformation cardiaque
congénitale de loin la plus
fréquente dans la population
générale et sa prévalence
est comprise entre 0,5 et
2 % (1). De même, la BAo
est la cause la plus fréquente
de pathologies valvulaires,
sténose ou fuite, du sujet de
moins de 50 ans. La BAo est
la conséquence d’altérations
complexes impliquant plusieurs
gènes responsables du
développement de l’aorte et
du myocarde (1, 2). Elle est
souvent associée à d’autres
pathologies congénitales et/
ou génétiques comme anomalies
de naissance et trajet
des coronaires, coarctation de
l’aorte, maladie de Marfan
(2, 3). Devant une BAo, le pronostic,
l’attitude thérapeutique
et l’autorisation de la pratique
sportive sont dictés par
ses complications évolutives
variées et fréquentes.

Pr François Carré*


 

 

Prévalence etdiagnostic d’une
bicuspidie aortique chez le sportif

La prévalence de la BAo chez les
sportifs de compétition (2,5 %) est
sans surprise voisine de celle de la
population générale et touche aussi
préférentiellement les hommes
(ratio de 3 hommes pour 1 femme)
(1, 2). Sa découverte est souvent fortuite
lors d’un échocardiogramme
systématique car la BAo isolée est
le plus souvent cliniquement silencieuse
(4, 5). Elle se fait parfois devant
une anomalie auscultatoire,
parfois un click éjectionnel apical
non spécifique de la pathologie et
plus souvent un souffle systolique
et/ou diastolique révélateur d’une
complication évolutive, sténose
(plus fréquente après 40 ans) plus

que coarctation de l’aorte et/ou fuite
aortique (surtout chez les jeunes).
La BAo peut aussi se compliquer
d’autres pathologies, anévrysme, dilatation,
dissection aortique ou endocardite,
plus ou moins bruyantes
cliniquement. 

 

> Lire la suite (PDF)